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Piqûres d'insectes : les bons réflexes

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L'été, la saison par excellence des piqûres d'insectes. Déplaisantes, mais généralement inoffensives, elles peuvent néanmoins engendrer de graves conséquences chez les personnes allergiques. Nos conseils.

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Difficile de savoir comment l'organisme va réagir lors d’une première piqûre de guêpe ou d’abeille. La vigilance est nécessaire : ces piqûres peuvent donner lieu à des réactions potentiellement mortelles, lorsqu'elles se manifestent sous la forme d'un choc anaphylactique.

Une urgence médicale

Le nombre de piqûres et leur localisation déterminent la gravité des symptômes.

Ainsi, une dizaine de piqûres d’abeille ou de guêpe requièrent un avis médical, en raison des risques de réaction allergique aiguë. 

Une piqûre au cou, sur la tempe ou au sommet du crâne doit être considérée avec prudence. Lorsqu'elle survient dans la bouche ou dans la gorge, le risque d’œdème et d’étouffement est majeur. Il s'agit d'une urgence médicale absolue.

Quelle hypersensibilité ?

• En cas d’hypersensibilité légère à modérée, on assiste à la formation d'un oedème parfois assez important, avec de fortes démangeaisons qui peuvent durer plusieurs jours. Tout le bras ou l’entièreté de la jambe peuvent être gonflés. 

• Dans les cas plus graves, on observe une réponse allergique généralisée qui ne se limitera pas à un oedème localisé. D’autres symptômes pourront apparaître : yeux rouges, nez qui coule, brusque chute de tension accompagnée ou non de vertiges, sensation de malaise, nausées, dilatation des voies respiratoires qui peuvent placer le patient en situation de détresse. 

La réaction allergique généralisée survient brutalement, endéans les quinze à trente minutes après la piqûre. Si un traitement n’est pas administré rapidement, le risque de choc anaphylactique est important, avec troubles respiratoires et cardiaques potentiellement mortels.

Une personne qui, lors d’une primo-piqûre, a développé une réponse allergique généralisée ou une sensibilisation très importante aura un risque très élevé, lors d’une seconde piqûre, de souffrir des mêmes manifestations. On estime qu’environ 1.000 personnes sur 100.000 (1%) sont à risque de réaction allergique généralisée.


Comment réagir en cas de piqûre ?

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• Posez une compresse froide et humide ou de la glace à l’endroit de la piqûre. 

• Si le dard est resté dans la chair, il faut le retirer le plus rapidement possible. N’utilisez pas une pince à épiler, dans la mesure où elle risque d’écraser la « réserve » à venin, qui ne tarderait pas à se répandre. Préférez une pince spéciale ou à venin, une aiguille préalablement désinfectée avec de l’alcool ou chauffée à la flamme. Si vous essayez avec vos ongles, lavez-vous d'abord les mains au savon. Avant d’enlever le dard, veillez à désinfecter, en recourant à un antiseptique non-alcoolisé, la zone touchée. Il vaut mieux gratter la peau à l’endroit où le dard s’est planté plutôt qu’essayer de le retirer à tout prix comme on le ferait pour une écharde.

Si la zone cutanée est plane, le fait de passer à plusieurs reprises une carte de banque à l’endroit de la piqûre fera sortir le dard par simple frottement dû au grattage. Astucieux et efficace. 

• En cas de une piqûre dans la bouche ou dans la gorge, le risque d’oedème est particulièrement important. Ne perdez pas de temps. Appelez un médecin ou rendez-vous immédiatement aux urgences. En attendant les soins médicaux, essayez de “refroidir” la zone blessée avec de la glace afin de limiter la formation de l'œdème.

• En cas de réaction allergique violente accompagnée d’importantes démangeaisons et/ou d’un gonflement très prononcé, le médecin prescrira un antihistaminique oral ou procédera à une injection. Un traitement à base de corticoïdes peut être indiqué. 

• Les personnes qui se savent allergiques devront, lorsqu’elles partent en excursion, en randonnée ou encore qu’elles jardinent, disposer d'une trousse de secours à portée de main, avec de l’adrénaline qu’elles pourront s’injecter si nécessaire. Elles veilleront à prévenir leur entourage, les guides, les organisateurs, les compagnons de voyage... ; et leur indiquer comment procéder pour effectuer ces injections.

• La prise orale ou l'injection d’un antihistaminique (également prescrit en cas de rhinite allergique) permet de maîtriser l’intensité des symptômes allergiques après piqûre, mais n'empêche pas – chez une personne hypersensible – de développer un choc anaphylactique.

La désensibilisation

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Le processus de désensibilisation repose sur l'injection, durant une période donnée, de doses d’anticorps spécifiques.

Il s'adresse aux personnes dont il s'avère, sur base de tests cutanés, qu’elles sont particulièrement allergiques aux piqûres d’abeilles et de guêpes, avec un risque réel pour la santé. 

Il concerne également ceux qui, dans leurs activités professionnelles, sont régulièrement en contact avec des guêpes ou des abeilles : les apiculteurs, les agriculteurs, les jardiniers, etc.

Une cure de désensibilisation dure quelques mois ; avec ensuite une phase d'entretien à vie(une nouvelle injection tous les deux ou trois mois).

Les dix conseils

1. Méfiez-vous lors des repas en plein air (pique-nique, barbecue...). Les charcuteries, les boissons sucrées, la bière, les restes de sauces, les aliments sucrés tout comme les salades de fruits, les morceaux de tarte, etc., attirent particulièrement les abeilles et les guêpes. Attention aux cannettes : un insecte pourrait s'y glisser et ensuite vous piquer à la bouche ou à la gorge. Versez toujours le contenu d’une cannette ou d’une bouteille dans un verre et inspectez l’intérieur avant de boire. Utiles : les couvercles en matière plastique avec clapets. 

2. Evitez de vous installer à proximité de sacs poubelles ou de déchets (pelures de fruits...) que les guêpes affectionnent particulièrement.

3. Essuyez régulièrement les traces de transpiration. 

4. Si vous devez élaguer la haie, nettoyer la corniche, jardiner à proximité d’un tas de vieux bois ou de bûches, assurez-vous qu’il n’y a pas un essaim à proximité. Ne tentez rien : les pompiers sont équipés pour intervenir rapidement et efficacement.

5. Prudence si vous vous promenez dans un champ en fleurs ou dans un verger.

6. Ne portez pas de couleurs trop vives ni de textiles avec de grandes fleurs ou des motifs très colorés. Evitez les vêtements de couleur noire. Préférez les tissus blancs et ceux de couleur beige qui sont les moins attrayants pour les insectes.

7. Evitez de vous promener pieds nus dans la pelouse ou dans des allées de verdure. Les guêpes et les abeilles adorent butiner les pâquerettes, les boutons d’or ou encore les fleurs de trèfle. De plus, des guêpes ont pu faire leur essaim dans la terre

8. Evitez des parfums trop sucrés. Ne portez pas de déodorant trop capiteux, ni de crème solaire trop grasse ou encore un after-shave à la fragrance trop prononcée. Tout cela attire guêpes et abeilles.

9. Evitez de faire des mouvements brusques lorsqu’il y a des abeilles ou des guêpes aux alentours. N’essayez pas de tuer une abeille ou une guêpe en l’écrasant. Faites fuir ces bestioles en agitant la main, une feuille de papier ou un journal. 

10. Ne tuez pas une abeille ou une guêpe lorsqu'elle se trouve à proximité de sa ruche ou de son son essaim, cela déclencherait une réaction en cascade.

Les idées reçues

Appliquer du vinaigre pur, de l’ammoniaque ou encore un antiseptique classique à l’endroit de la piqûre ne sert pas à grand-chose. L'effet est psychologique et cela n’offre aucune protection contre une réaction allergique, quelle qu'en soit l'ampleur.

Il en va de même des pommades et des sticks contre les piqûres de guêpes ou d’abeilles. Les substances qu’ils renferment ne permettent pas d’éviter la réaction allergique. Ceci étant, et c'est déjà précieux, ils agissent contre la douleur et les démangeaisons.

Ne prenez pas d'antidouleur, car il pourrait aggraver la réaction allergique. Le cas échéant, préférez un antihistaminique oral ou l'application d'une pommade à base de corticoïdes. 


publié le : 12/07/2012 , mis à jour le 08/08/2015 

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