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Comment réagir face à une crise d'épilepsie ?

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L'épilepsie est un trouble neurologique relativement fréquent. La Belgique compte quelque 60.000 personnes épileptiques. Il existe donc une possibilité que vous soyez confronté à une crise épileptique en rue, dans le métro, dans un parc... Comment venir en aide au patient ?

La plupart des patients reviennent à la conscience après quelques minutes et ils n'ont généralement pas besoin d'aide urgente. À moins que la personne soit blessée, le transport par ambulance et l'hospitalisation ne sont alors pas nécessaires. Chaque type de crise nécessite une approche différente. 

Le grand mal


C'est la forme la plus spectaculaire, mais la plus rare aussi. Cette crise s'accompagne d'une perte soudaine de conscience. La personne tombe, se raidit d'abord, après quoi des mouvements brusques et incontrôlés secouent tout le corps. L'attaque peut s'accompagner d'une perte d'urine et/ou d'une morsure de la langue.

L'attaque ne dure que 2 à 3 minutes et elle est souvent suivie d'un sommeil profond.

Pendant la crise

• Restez calme. Une crise de grand mal est en principe inoffensive et elle s'arrête presque toujours spontanément après quelques minutes. Il ne sert à rien d'essayer de ramener la personne à elle. Elle n'entend, ne voit et ne sent rien, ses réactions normales aux stimuli extérieurs sont temporairement annihilées.

• Prenez les précautions pour que la personne ne se blesse pas : écartez les objets dangereux, tenez les curieux à distance et laissez la crise se dérouler naturellement.

• Ne déplacez pas la personne à moins qu'il y ait un danger (par exemple du trafic routier), n'essayez jamais de bloquer les mouvements brusques et ne la soulevez pas.

• Protégez la tête avec quelque chose de mou (manteau, oreiller ...) placé sous le crâne, ou avec vos mains ou vos avant-bras.

• Desserrez les vêtements et vérifiez si les voies respiratoires sont libres. S’il y en a, enlevez les lunettes et la prothèse dentaire.

• Si possible, tournez la personne sur le côté dans une position de sécurité afin que l'excès de salive puisse sortir lorsque la déglutition n'est pas encore normale et pour faciliter la respiration.

• Si la crise ne passe pas après environ cinq minutes ou si une deuxième crise suit, appelez un médecin ou le 112.

• Lors d'une crise de grand mal, le visage peut devenir bleu, surtout autour de la bouche. La personne a l’air d’étouffer, mais cela n'arrivera pas. Ceci se produit dans la première partie de l'attaque, lorsque les voies respiratoires sont temporairement bloquées. Par la suite, la respiration se rétablit et la couleur normale revient.

• Ne mettez jamais rien dans la bouche sous prétexte d'éviter la morsure de la langue. Ceci peut avoir des conséquences sévères : suffocation, réflexe de vomissement, dents cassées, mâchoires disloquées.

Après la crise

• Rassurez la personne après la récupération. Certaines sont encore confuses pendant quelques minutes, d'autres ont besoin de plus de temps pour un rétablissement complet de la conscience.

• Ne jamais lui donner à boire avant qu’elle ne soit complètement consciente.

• Restez près d'elle, observez ce qui se passe et prenez votre temps.

Quand une aide médicale est-elle nécessaire ?

• Si la crise (et les mouvements brusques) dure plus de 5 minutes et que vous ne connaissez pas la durée normale d’une crise chez cette personne.

• Si une crise suit l'autre sans que la personne reprenne conscience.

• Si la personne ne reprend pas conscience dans les 10 minutes après les mouvements brusques. La perte de conscience peut être le résultat d'une commotion cérébrale (songez que certaines personnes dorment après une attaque, mais elles réagissent lorsqu’on les réveille : une personne inconsciente ne répond pas).

• Si la personne s'est gravement blessée (saignement) ou si elle a des bleus (contusions) ou des douleurs.

• Si la femme est enceinte.

Les absences


En cas d'absence, la personne est inconsciente pendant très peu de temps. Souvent, on ne remarque rien et le regard vague, fuyant, est le seul signe extérieur, parfois accompagné d'un clignement des paupières. La chute est rare dans cette forme d'épilepsie.

Les absences peuvent survenir plusieurs fois par jour. Les patients n'en sont conscients que parce qu'ils ont perdu le fil de leur histoire ou, dans le cas d’un enfant, quand il ne peut plus suivre en classe.

Parfois, on peut mettre fin à une absence en attirant l'attention de la personne sur quelque chose, en l'abordant ou en la prenant par le bras.

Si les absences continuent à se produire malgré un apport régulier de médicaments, il est important de le signaler au médecin. Il peut alors vérifier si ce sont bien des absences (la différence entre la distraction et l'absence n'est pas toujours évidente) et ajuster le traitement si nécessaire. Parfois, les absences ne se distinguent pas bien de crises partielles complexes, dont le traitement et les causes sont complètement différents.

Les crises partielles complexes


Au cours de ces crises, la conscience est plus ou moins perturbée. La personne peut avoir un comportement étrange, avec divers symptômes : confusion, mouvements automatiques (tels que claquer des dents, avaler, tripoter ses vêtements, se promener sans but). La crise dure généralement quelques minutes. La pleine conscience revient progressivement. Habituellement, la personne peut alors reprendre ses activités.

• La crise doit suivre son cours et ne peut pas être arrêtée.
• Lors de ces crises, la personne doit être discrètement éloignée des situations dangereuses si nécessaire. En cas de besoin, ramenez-la à la maison.
• Rassurez la personne après la crise et protégez-la des expériences désagréables. Dites-lui calmement ce qui s'est passé, elle peut avoir besoin de comprendre.


publié le : 26/04/2018 , mis à jour le 25/04/2018

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